
🤔 Vous aimeriez improviser à la guitare, mais vous ne savez pas par où commencer ? Peut-être avez-vous déjà essayé de jouer quelques notes au hasard sur le manche, sans vraiment savoir quoi faire ensuite ? Et vous avez trouvé ça très frustrant ?
C’est normal mais vous allez voir qu’il est pourtant facile de se faire plaisir, même en démarrant de zéro.😄
On pense souvent que l’improvisation est réservée aux virtuoses ou aux guitaristes qui maîtrisent parfaitement la théorie musicale. Pourtant, il n’est pas nécessaire de connaître des dizaines de gammes, de maîtriser le solfège ou de savoir jouer des solos complexes pour commencer à créer ses propres phrases musicales.
Avec quelques « ingrédients » et un peu de méthode, vous pouvez déjà faire vos premières improvisations.
Voici un parcours progressif pour vous lancer dès aujourd’hui dans l’improvisation à la guitare…
- Posons les bases avant de commencer
- Étape 1. Apprenez la gamme pentatonique mineure
- Étape 2. Jouez sur un backing track (accompagnement)
- Étape 3. Une fois la position maîtrisée, perfectionnez votre jeu
- Étape 4. Apprenez à viser les bonnes notes
- Étape 5. Ajoutez de l’expression à vos notes
- Quelques astuces pour un apprentissage optimal
- Quand vous commencerez à vous ennuyer…
- Conclusion : vous pouvez commencer dès aujourd’hui !
Posons les bases avant de commencer
Voici quelques points utiles à connaître avant d’entrer dans le vif du sujet…
Comprenez ce qu’est réellement l’improvisation
Le mot « improviser » est souvent employé dans le sens de produire (des mots, de la musique…) ou trouver des solutions à partir de rien. En réalité, ce n’est jamais « à partir de rien » !
Qu’il s’agisse d’improviser un discours, un morceau de musique ou une solution pour réparer d’urgence une fuite d’eau dans sa maison, on part toujours de données déjà présentes dans notre cerveau.
Improviser en musique, ce n’est pas jouer des notes au hasard mais s’exprimer en utilisant un vocabulaire déjà appris, même si cet apprentissage n’est pas totalement conscient : des notes, des rythmes, des techniques…
Mais, de même que l’on n’a pas besoin d’apprendre un dictionnaire entier pour commencer à s’exprimer avec des mots, on peut très vite improviser avec un minimum de vocabulaire musical. On peut déjà improviser une idée musicale en s’appuyant sur un petit nombre de repères très simples : quelques notes ou accords, un rythme…
Vous n’avez donc pas besoin de connaître tout le manche, tous les rythmes, toutes les techniques. Il est même préférable de commencer sur une petite zone du manche, avec quelques notes bien choisies.
Votre premier objectif est simplement de pouvoir jouer quelques notes sans avoir constamment l’impression de chercher où poser les doigts.
Une improvisation, est-ce seulement des notes ?
Quand on parle d’improvisation à la guitare, on pense souvent immédiatement aux solos de guitare endiablés de nos guitar heroes préférés ! Pourtant, improviser peut prendre beaucoup d’autres formes que des suites de notes.
On peut par exemple inventer une suite d’accords, modifier l’ordre ou la durée des accords d’une progression existante ou encore improviser sur la manière de les jouer. Un même accord peut être joué en arpège, en accords plaqués, avec différents rythmes, des accents, des étouffements ou des variations de dynamique.
Mais dans le cas des accords, les possibilités sont logiquement plus réduites : plus on joue de notes en même temps (accord) moins on a de liberté (à cause des frottements possibles entre des notes moins compatibles entre elles).
Même la structure du morceau peut devenir un terrain d’improvisation : décider spontanément de répéter une phrase, de laisser un espace, de changer de rythme, d’ajouter ou de retirer un accord…
L’improvisation consiste donc plus largement à prendre des décisions musicales en temps réel, qu’il s’agisse des notes, des accords, du rythme, du son, de l’accompagnement ou de la façon dont les différentes idées s’enchaînent.
Dans cet article, nous en resterons à l’idée que l’on s’en fait en général : jouer des suites de notes issues d’une gamme.
Le rythme est essentiel
Que l’on joue pour accompagner ou en solo, il y a un socle commun sur lequel tout guitariste doit s’appuyer : le rythme.
Le rythme, c’est probablement le plus important dans la musique : que vous jouiez des accords géniaux ou des solos lumineux, vous ferez un flop si vous ne les jouez pas « en place ».
Il vaut mieux jouer peu d’accords dans un accompagnement ou peu de notes dans un solo, mais avec le bon tempo et le groove approprié, qu’une avalanche de notes mal placées.
C’est là que l’enregistrement de vos prestations peut être un formidable moyen de vous améliorer.
Avant même de penser aux gammes, retenez une chose essentielle : le rythme est aussi important que les notes.
Une seule note jouée parfaitement en mesure peut avoir beaucoup plus d’impact qu’une succession de notes rapides jouées hors tempo.
Habituez-vous donc à :
- écouter l’accompagnement avant de jouer pour bien vous en imprégner ;
- taper du pied sur les temps ;
- varier la durée des notes ;
- laisser des espaces et des silences dans votre jeu.
Ces bases étant énoncées, entrons dans le vif du sujet : quelles notes choisir pour improviser ? Une fois que vous avez répondu à cette question, tout devient possible…
Étape 1. Apprenez la gamme pentatonique mineure
Pour beaucoup de guitaristes, la gamme pentatonique mineure constitue l’une des meilleures portes d’entrée vers l’improvisation.
Et cela s’explique : elle ne comporte que cinq notes (penta = 5) qui, cerise sur le gâteau, sonnent bien dans quasiment tous les cas. Voilà pourquoi elle est très présente dans le blues, le rock et de nombreux solos de guitare.
Elle permet donc de commencer rapidement à créer des phrases musicales sans se perdre dans une théorie trop complexe.
Pour débuter, concentrez-vous sur la première position de la pentatonique de La mineur, à partir de la 5ème case :

Ne cherchez pas immédiatement à apprendre les cinq positions de la pentatonique mineure sur tout le manche. Votre priorité, dans cet article, est de connaître parfaitement cette première position.
Pour les néophytes, ce motif n°1 de la pentatonique mineure se joue « un doigt par case ». Cela signifie qu’une fois que votre main est placée au-dessus, elle ne bougera quasiment pas : l’index ne jouera que les notes de la case 5, le majeur uniquement celles de la case 6, et ainsi de suite :

Du coup, pour ce premier motif de la gamme pentatonique, le majeur n’est pas utilisé puisqu’il n’y a pas de notes dans la case 6.
Apprenez à jouer la première position de la pentatonique mineure :
- de la corde grave à la corde aiguë ;
- puis dans l’autre sens ;
- faites ainsi un maximum d’allers-retours, très lentement pour commencer (le but de cette prise en mains n’est pas la vitesse mais l’intégration du motif) ;
- puis accélérez très progressivement (et quand cela devient trop difficile, ralentissez à nouveau).
Une fois le schéma mémorisé, évitez toutefois de le jouer uniquement comme un exercice mécanique.
Essayez par exemple de changer l’ordre des notes, de sauter des cordes et de revenir plusieurs fois sur deux ou trois notes. C’est ainsi que la gamme devient progressivement un véritable outil d’expression musicale.
Imaginez que vous êtes un bambin qui découvre un nouveau jouet : explorez votre gamme sans chercher à produire quoi que ce soit de bien. Simplement, découvrez-la en jouant des notes au hasard et en prenant le temps de bien les écouter. Explorez, explorez encore, jusqu’à produire des suite de notes qui vous plaisent et que vous avez envie de répéter.
Étape 2. Jouez sur un backing track (accompagnement)
Improviser seul devient vite ennuyeux. De plus, ce n’est pas très formateur pour l’oreille. Pour reprendre l’analogie avec la prise de parole, parler tout seul sans le retour d’autres personnes n’est pas exaltant.
Un backing track, c’est-à-dire une piste d’accompagnement, fournit un cadre rythmique et harmonique qui permet d’entendre immédiatement comment vos notes fonctionnent avec la musique.
Commencez par un bourdon
Pour vos premiers essais, choisissez d’abord un backing track basé sur une seule note, celle de la tonique de la gamme. On appelle cela un bourdon (drone en anglais).
Le motif que vous avez travaillé dans l’étape précédente, c’est la position n°1 de la pentatonique mineure de La. Cela veut dire que la tonique de cette gamme est la note La, en noir sur les schémas.
Voici deux exemples de bourdons de La (le premier sans rythme et le second avec) sur lesquels vous pouvez tester différentes notes de cette position 1 ; et vous en trouverez plein d’autres en cherchant « A drone backing tracks » sur Youtube :
L’idée de cet article n’est pas de vous dire quoi jouer mais de vous inviter à oser expérimenter tout ce qui vous passe par la tête… et les doigts. *
De même que l’enfant apprend en explorant ce qui l’entoure, vous pouvez nourrir votre cerveau en testant différentes configurations de notes et en mémorisant peu à peu celles qui sonnent mieux sur un accord que sur un autre, celles qui génèrent une tension et celles qui offrent plutôt une résolution de tension, une sensation de “retour à la maison” (ce qui signifie ici “retour à la tonalité”).
* Vous trouverez sur ce site des articles proposant des exercices plus « guidés », dont une liste non exhaustive figure en bas de cette page.
Si vous en avez encore besoin, voici à nouveau le schéma de la position n°1 de la pentatonique mineure de La :

Continuez sur un accompagnement simple
Ensuite, vous pouvez passer à un accompagnement lent en La mineur ou encore un petit blues en La.
En voici deux exemples basés sur la suite d’accords Am-F-G-C (et vous en trouverez plein d’autres, sur différentes suites d’accords, avec des mots clés tels que « Am Pentatonic Backing Track » :
Le but n’est pas de réaliser un solo spectaculaire.
Commencez simplement par jouer une note et laissez-la sonner. Écoutez-la avec l’accompagnement. Essayez ensuite une autre note.
Cette écoute est fondamentale : elle vous apprend progressivement quelles sensations produisent les différentes notes..
Plus vous vous entraînerez sur une même suite d’accord, plus vous prendrez conscience des notes qui sonnent le mieux sur un accord donné.
Jouez en boucle aussi longtemps que ça vous est agréable : c’est le secret pour commencer à passer du jeu « au hasard » au jeu « conscient ».
C’est la première étape : vous commencerez à « sentir » ce qui fonctionne bien. Plus tard viendra la seconde étape : le besoin de comprendre POURQUOI ça sonne bien. Ce n’est pas l’objet de cet article mais vous trouverez la plupart des réponses à vos questions en visitant ce site !
Étape 3. Une fois la position maîtrisée, perfectionnez votre jeu
Voici quelques astuces pour améliorer votre jeu et prendre plus de plaisir…
Ne jouez pas la gamme comme un exercice
C’est l’un des pièges les plus fréquents chez les débutants : monter et descendre la pentatonique sans arrêt.
Même si cela peut être utile pour mémoriser le manche, cela ne ressemble pas vraiment à une improvisation musicale.
Voici quelques astuces pour sortir de cette habitude :
- sautez des cordes ;
- utilisez seulement deux ou trois notes ;
- répétez plusieurs fois la même note ;
- jouez deux cordes en même temps ;
- répétez une petite idée ;
- changez son rythme ;
- alternez notes courtes et notes longues ;
- laissez des silences.
Le silence fait partie de la musique.
Une improvisation intéressante n’est pas une succession ininterrompue de notes. Pensez plutôt votre jeu comme une conversation.
Vous pouvez jouer trois ou quatre notes, faire une pause, puis répondre à votre première idée avec une autre phrase ou une version plus ou moins modifiée de la première phrase.
En bref : lâchez la bride à votre créativité !
Travaillez le rythme avant de chercher les bonnes notes
Une phrase très simple peut sonner parfaitement si son rythme est intéressant.
À l’inverse, une phrase composée uniquement de notes de la bonne gamme peut sembler ennuyeuse si toutes les notes sont jouées de la même manière.
Avant de chercher constamment « la bonne note », travaillez donc le placement rythmique.
Essayez de :
- taper du pied pendant que vous jouez ;
- jouer une même note avec plusieurs rythmes différents ;
- laisser certaines notes durer ;
- placer volontairement des silences ;
- répéter une même phrase en déplaçant son accent rythmique.
Vous découvrirez rapidement que le rythme permet de créer énormément de variété avec très peu de notes.
Apprenez à construire de petites phrases
À ce stade, commencez à penser en termes de phrases musicales plutôt qu’en termes de gammes.
Imaginez que votre guitare parle.
Jouez une petite idée sur quelques temps jusqu’à ce qu’elle vous plaise, arrêtez-vous, puis essayez de lui répondre.
Vous pouvez également reprendre la même phrase et la modifier légèrement :
- changer sa dernière note ;
- modifier son rythme ;
- commencer sur une autre corde ;
- ajouter ou supprimer une note ;
- terminer différemment.
Cette approche permet de donner une véritable direction à votre improvisation.
Lancez-vous sur les vidéos précédentes ou sur les deux nouvelles vidéos ci-dessous : la première est sur la suite d’accords Am-G-F-E et la seconde sur une grille de blues en 12 mesures (les accords figurent sur les vidéos).
Étape 4. Apprenez à viser les bonnes notes
Toutes les notes de la pentatonique n’ont pas exactement le même rôle.
Certaines donnent une sensation de repos tandis que d’autres créent davantage de tension.
Repérez et jouez la tonique
Pour commencer à comprendre cette différence, repérez la tonique, c’est-à-dire la note qui donne son nom à la gamme. Par exemple, pour la gamme de Do mineur pentatonique, la tonique est Do.
Dans cet article, vous jouez sur des accompagnements en La mineur, la tonique est donc la note La. Cherchez-la dans la position n°1 de la pentatonique mineure :

Elle est présente sur les cordes n°1, n°4 et n°6 (on compte les cordes en partant de la plus fine, la corde de Mi aigu).
Repérez les différents La (en noir) présents dans votre position de pentatonique et essayez de terminer certaines de vos phrases dessus.
Écoutez ce qui se passe : vous devriez ressentir une impression de résolution et de repos.
Cette notion de note cible vous aidera à donner davantage de direction à vos improvisations.
L’exercice des trois notes
Voici un exercice particulièrement efficace pour développer votre créativité.
Lancez un backing track en La mineur et choisissez seulement trois notes dans votre position de pentatonique.
Pendant trois minutes, interdisez-vous d’utiliser les autres notes.
L’exercice concerne toutes les notes de la pentatonique mineure mais il y en a trois qu’il est essentiel de savoir cibler :
- la tonique,
- la tierce mineure (c’est cette note qui donne à la pentatonique sont caractère « mineur »),
- et la quinte (qui, comme la tonique mais dans une moindre mesure, donne une sensation de repos).
Cette limitation à trois notes peut vous sembler contraignante, mais elle va vous obliger à chercher d’autres moyens de créer de la variété :
- le rythme ;
- les silences ;
- la durée des notes ;
- l’intensité ;
- les bends* ;
- le vibrato* ;
- les slides* ;
- les répétitions et variations*.
* Voir l’étape suivante…
Vous découvrirez ainsi qu’il est possible de créer de nombreuses idées musicales avec seulement trois notes.
Étape 5. Ajoutez de l’expression à vos notes
Une fois que vous maîtrisez quelques notes et commencez à construire des phrases, vous pouvez leur donner davantage de caractère grâce aux techniques d’expression.
La guitare offre de nombreuses possibilités, parmi lesquelles certaines sont très accessibles aux débutants :
- le bend, qui permet de faire monter progressivement la hauteur d’une note ;
- le vibrato, qui donne du mouvement à une note tenue ;
- le slide, qui permet de glisser d’une note à une autre ;
- le hammer-on, qui permet de lier des notes sans réattaquer chaque note au médiator ;
- le pull-off, qui permet également de rendre une phrase plus fluide.
Vous trouverez sur le web une foule de vidéos pour les apprendre.
Mais ne cherchez pas à tout apprendre en même temps. Commencez par une seule technique, par exemple le bend, et essayez de l’intégrer à vos petites phrases.
Une seule note bien jouée, avec une bonne intention et une belle expression, peut être beaucoup plus intéressante qu’une longue succession de notes jouées sans direction.
Quelques astuces pour un apprentissage optimal
Mettez en place une routine de 15 minutes
Pour progresser, mieux vaut pratiquer un peu chaque jour que faire une énorme séance une fois par semaine.
Voici une routine simple de 15 minutes, que vous pourrez améliorer si elle ne vous convient pas totalement :
- 3 minutes : jouer lentement la pentatonique.
- 3 minutes : travailler un rythme ou quelques petites phrases.
- 5 minutes : improviser sur un backing track.
- 2 minutes : travailler une technique d’expression comme le bend ou le vibrato.
- 2 minutes : s’enregistrer puis écouter ce que l’on vient de jouer.
La dernière étape est particulièrement utile.
En vous réécoutant, vous commencerez à repérer les phrases qui fonctionnent, celles qui sont trop longues, les problèmes de rythme et les idées que vous pourriez réutiliser.
Les 5 erreurs à éviter quand on débute
- Vouloir apprendre toutes les gammes : une seule gamme bien maîtrisée suffit largement pour commencer.
- Jouer trop de notes : laissez respirer vos phrases. Le silence est un véritable outil musical.
- Négliger le rythme : une bonne phrase jouée avec un mauvais rythme sonnera rarement bien.
- Ne jamais jouer avec un accompagnement : le backing track vous donne un cadre harmonique et rythmique qui permet de comprendre immédiatement comment vos notes fonctionnent.
- Chercher la vitesse : la rapidité viendra plus tard. Commencez par rechercher la musicalité, l’écoute et l’intention.
Écoutez et imitez les guitaristes que vous aimez
L’improvisation ne s’apprend pas uniquement avec des exercices théoriques.
L’écoute et le mimétisme jouent également un rôle important.
Choisissez un guitariste ou un morceau que vous aimez et repérez une phrase simple. Essayez de la retrouver à l’oreille et de la rejouer.
Une fois que vous la maîtrisez, transformez-la :
- changez le rythme ;
- modifiez la dernière note ;
- transposez l’idée ;
- ajoutez un bend ou un vibrato ;
- combinez-la avec une autre phrase.
L’objectif n’est pas de copier indéfiniment, mais d’utiliser les idées que vous entendez comme matière première pour développer votre propre langage musical.
Quand vous commencerez à vous ennuyer…
Arrivera un moment où vous commencerez à vous sentir à l’étroit dans cette position n°1 de la pentatonique, que la trouverez de plus en plus ennuyeuse.
C’est bon signe !
Cela signifiera que vous êtes prêt(e) pour élargir votre « terrain de jeu » :
- apprendre les autres positions de la pentatonique ;
- apprendre à les relier pour jouer sur l’ensemble du manche ;
- comprendre le rôle de chaque note et pourquoi elle sonne mieux sur certains accords ;
- découvrir les gammes à 7 notes majeures et mineures ;
- mieux comprendre les tonalités ;
- apprendre à cibler les notes des accords ;
- développer davantage votre vocabulaire de phrases.
- Etc.
Mais ne brûlez pas les étapes.
Le plus important n’est pas de connaître beaucoup de notes, mais de savoir transformer en musique les quelques notes que vous connaissez déjà.
Voici une liste non exhaustive d’articles qui vous aideront à progresser…
- Entraînement pour improviser avec la gamme pentatonique mineure. Exercice 1
- Entraînement pour improviser avec la gamme pentatonique mineure. Exercice 2
- Entraînement pour improviser avec la gamme pentatonique mineure. Exercice 3
- Comment trouver, à l’oreille, la gamme pentatonique qui sonnera juste sur une grille d’accords ?
- Testez votre connaissance des gammes pentatonique mineure et blues sur le manche de la guitare
- Comparatif des 6 gammes les plus courantes : 1 majeure, 3 mineures et 2 pentatoniques
Conclusion : vous pouvez commencer dès aujourd’hui !
L’improvisation à la guitare n’est pas une question de rapidité ou de virtuosité. Elle repose avant tout sur l’écoute, le rythme, l’intention et la pratique.
- Commencez avec une seule position de pentatonique, un backing track et quelques minutes devant vous.
- Jouez deux ou trois notes.
- Faites une pause.
- Répétez une idée.
- Changez le rythme.
- Ajoutez progressivement de l’expression.
- Écoutez ce que vous jouez.
- Et surtout, acceptez de faire des erreurs : elles font partie du processus.
L’improvisation commence lorsque vous arrêtez de chercher constamment la « bonne note » et que vous commencez à écouter ce que vous êtes en train de jouer.
😉 Amusez-vous bien !





















