
Si vous avez essayé d’improviser sur une grille d’accord en utilisant une gamme, ne vous est-il jamais arrivé de vous perdre en route ?
De vous demander 🤔« Mince alors, où je suis ? »
Surtout en passant d’une position de jeu à l’autre, en essayant de nouveaux chemins en démanché ou en jouant « free style » c’est-à-dire en vous libérant totalement des schémas pré-établis ?
Cet article répond à ce problème en vous proposant une méthode infaillible pour ne plus vous perdre en route…
Le principe général : penser en « intervalles », pas en « boîtes » (« Breaking out of the boxes »).

- Le principe
- Les « ingrédients » nécessaires pour fabriquer une gamme
- Objectif n°1. Connaître par cœur la structure d’une gamme
- Objectif n°2. Savoir où l’on est (position et fonction harmonique de la note jouée)
- Objectif n°3. Savoir vers quelles cordes/cases on peut aller
- Généralisons le concept
- Objectif n°4. Savoir revenir à des notes ou des schémas « refuges »
- Astuce pratique. Connaître l’intervalle à partir de la note
- « Free style » ou motifs pré-appris ?
Le principe
Les objectifs de la méthode décrite dans cet article se résument en 4 points :
- 🧠 Connaître par cœur la structure d’une gamme.
- 📐 Savoir quelle est la position au sein de la gamme de la note que l’on est en train de jouer (de cette position découle la fonction harmonique de la note, la couleur 🎨 qu’elle apporte à la gamme).
- 🎯 A partir d’une note donnée, savoir vers quelles cordes/cases on peut aller, dans toutes les directions.
- 🧭 Si l’on est perdu, savoir revenir à des « notes refuges » 🏠, grâce auxquelles on retrouvera instantanément nos repères.
Vous allez voir qu’avec un peu de logique 💡 on y arrive plutôt facilement et sans effort surhumain et que ça révolutionne totalement la façon de jouer une gamme.
🕊️ La liberté devient totale : dans une même improvisation, on peut jouer sur des motifs en position ou en démanché puis passer en « free style » en se baladant où l’on veut sur le manche. Et revenir (ou pas) à des motifs pré-appris. Puis s’en passer à nouveau. Bref, on pulvérise ses limitations ! 💥
Ce n’est donc pas incompatible avec le fait d’apprendre des motifs (positions de gammes traditionnelles ou CAGED, triades, arpèges…) ; ça rajoute des possibilités illimitées ♾️ de déplacement sur le manche.
Et aussi une conscience aiguisée 🧠 de ce que l’on joue : à tout moment, on connaît la fonction harmonique de la note jouée, ce qui permet avec l’entraînement de produire exactement l’effet souhaité.
La maîtrise totale ! 🏆
Les « ingrédients » nécessaires pour fabriquer une gamme
Les « ingrédients » à partir desquels on peut fabriquer n’importe quelle gamme, ce sont les intervalles. Vous trouverez tous les intervalles possibles (en musique occidentale en tout cas), avec leurs différentes dénominations, dans le tableau suivant :

Remarquez que Fondamentale et tonique sont la même note, les termes « Fondamentale » étant plutôt utilisé pour les accords et « tonique » pour les gammes.
Maintenant, il vous faut aussi savoir que certains intervalles peuvent porter plusieurs noms.
Par exemple, l’intervalle de seconde augmentée (2+) vaut 1 ton 1/2 (3 cases), tout comme la tierce mineure (3-). Ces notes sont donc situées au même intervalle de 1 ton 1/2 par rapport à la tonique.
Ce qui fait que le schéma sur une corde :

est équivalent à celui-ci :

Autre exemple : l’intervalle de quarte augmentée (4+), qui vaut 3 tons, est le même que l’intervalle de quinte diminuée (5-).
Le schéma :

est donc équivalent à celui-ci :

Dernier exemple : l’intervalle de sixte majeure (6), qui vaut 4,5 tons (soit 9 cases), est le même que l’intervalle de septième diminuée (7-).
Le schéma :

est donc équivalent à celui-ci :

Quant à la dernière ligne de l’en-tête du tableau (ci-dessous en version complète puis simplifiée), elle montre les redoublements à l’octave des intervalles de base (on parle aussi d’embellissements) :


Par exemple, l’intervalle de neuvième est exactement la même note que l’intervalle de seconde, mais une octave au-dessus :

Et pour terminer, voici un petit schéma récapitulatif des intervalles avec leurs équivalences sur une même corde du manche :

On peut fusionner les deux lignes, en utilisant des disques bicolores :

Dans cet article, nous allons prendre comme exemple la gamme pentatonique majeure. Il sera ensuite facile d’appliquer les mêmes principes aux autres gammes.
Objectif n°1. Connaître par cœur la structure d’une gamme
La première chose, c’est de connaître les intervalles séparant les notes de la gamme que l’on va jouer et de les visualiser sur une corde.
Pour cet article, ce sera donc la gamme pentatonique majeure. Elle est composée des 5 notes (penta = 5) suivantes :
- Tonique (c’est la note qui définit la tonalité et donne son nom à la gamme),
- Seconde majeure,
- Tierce majeure,
- Quinte juste,
- Sixte majeure.

En regardant la gamme sur une corde, on voit facilement la répartition entre les tons et les demi-tons :
1 ton – 1 ton – 1 ton 1/2 – 1 ton – 1 ton 1/2
Ou bien en nombre de cases :
2 – 2 – 3 – 2 – 3
C’est la première chose à bien mémoriser.
- Prenez n’importe quelle note sur le manche de votre guitare pour jouer le rôle de tonique.
- Puis jouez les autres notes dans l’ordre et sur la même corde, en visualisant la couleur associée.
- Ensuite, jouez les notes de la gamme en « marche arrière » (toujours sur la même corde) en partant de la tonique de l’octave supérieure.
- Enfin, sur la même corde, jouez la gamme dans le désordre, en avant ou en arrière, en partant de la note de votre choix.
Par exemple, si vous avez pris Do comme tonique en case 1 sur la corde n°2, vous aurez cette répartition :

Pour le point 3 de l’exercice, la tonique de l’octave supérieure est ici en case 13.
Si vous reprenez le tableau précédent, vous retrouvez bien le nom des notes de la gamme de Do majeur sur la ligne “Do” et dans les colonnes correspondants :

Objectif n°2. Savoir où l’on est (position et fonction harmonique de la note jouée)
La position de la note ne se limite pas à l’endroit où l’on pose ses doigts sur le manche (dimension physique) mais elle définit surtout sa fonction harmonique (dimension théorique).
Dire que l’on joue la tierce majeure ou la quinte juste est beaucoup plus précis et a une portée bien plus grande que de simplement nommer la note.
Voici au moins 3 raisons de raisonner en intervalles :
- La couleur sonore : Chaque intervalle a une « tension » spécifique par rapport à la tonique. La tierce définit si c’est joyeux (majeur) ou sombre (mineur), la septième apporte du blues ou de la tension, etc.
- La transposition : Si vous connaissez l’intervalle, vous pouvez jouer la même phrase dans n’importe quelle tonalité sans réapprendre de nouveaux schémas.
- L’improvisation : Savoir que vous êtes sur la tonique permet de « résoudre » une phrase, tandis qu’être sur une quinte laisse la porte ouverte.
- Prenez n’importe quelle note sur le manche de votre guitare pour jouer le rôle de tonique.
- Puis jouez les autres notes dans l’ordre et sur la même corde en nommant sa fonction harmonique (tonique, seconde majeure, tierce majeure, quinte juste, sixte majeure) et en visualisant la couleur associée.
Objectif n°3. Savoir vers quelles cordes/cases on peut aller
Vers la corde sous-jacente
Dans l’accordage standard de la guitare, les cordes sont espacées d’un intervalle de quarte juste (2,5 tons) dans le sens des cordes graves vers les cordes aiguës.
Autrement dit vers les aigus.
Sauf les cordes de Sol (G) et Si (B) qui sont séparées d’une tierce majeure (2 tons).

Comment utiliser cela en pratique pour retrouver la note de la gamme qui se trouve sur la corde sous-jacente ?
Il suffit de compter jusqu’à 4 sur ses doigts (ou jusqu’à 3 entre les cordes de Sol et Si) pour identifier l’intervalle de la note située dans la même case et sur la corde sous-jacente (plus aiguë).
Continuons avec notre gamme pentatonique de Do majeur pour illustrer ça.
Si vous partez de la tonique (associée au chiffre 1), comptez : « 1, 2, 3, 4 ». Le chiffre 4 correspond bien sûr à la quarte juste, puisque c’est ainsi que la guitare est accordée :

Soit sur le manche :

Comme la quarte juste ne fait pas partie de la pentatonique majeure, on peut partir de cette note pour allez soit vers la tierce majeure en reculant d’une case soit vers la quinte juste en avançant de 2 cases :

Comme la quarte est liée à l’accordage de la guitare, elle fait partie des repères « refuge » qu’il est facile de retrouver quand on est sur la tonique. Nous en reparlerons plus bas.
Partons maintenant de la seconde majeure : comptez « 2, 3, 4, 5 ». Cette fois, l’intervalle de quarte juste conduit à la quinte juste (5) :

Et on peut continuer comme ça à partir des autres notes de la gamme…
- A partir de la tierce majeure : « 3, 4, 5, 6 ». La note juste sur la corde sous-jacente est donc la sixte majeure.
- A partir de la quinte juste : 5, 6, 7, 8. « 8 » correspond à l’octave, donc à la tonique.
- A partir de la sixte majeure : 6, 7, 8, 9. « 9 » correspond à la neuvième majeure, qui est la seconde majeure à l’octave.

Rappelez-vous que si vous partez de la corde n°3 (corde de Sol) vers la corde n°2 sous-jacente (donc vers les aigus), il faut décaler la note obtenue d’une case vers les aigus (on est toujours sur la pentatonique de Do majeur) :

Comparez avec ce que ça donne en partant de la corde n°2 où il n’y a pas de décalage :

- Prenez n’importe quelle note sur le manche de votre guitare pour jouer le rôle de tonique.
- Jouez la la quarte juste juste sous la tonique (pensez au décalage d’une case vers les aigus si vous partez de la corde n°3).
- Puisque la quarte juste ne fait pas partie de la pentatonique, jouez soit la tierce majeure soit la quinte juste sur la corde sous-jacente (pensez au décalage si vous partez de la corde n°3).
- Jouez n’importe quelle autre note de la pentatonique majeure en nommant son intervalle (1, 2, 3, 5, 6) puis trouvez et jouez, en nommant aussi son intervalle, la note sous-jacente la plus proche.
Si ça vous tente, vous pouvez imprimer ce manche vierge et mettre en couleur les notes (ou inscrire le numéro de leur intervalle, soit 1, 2, 3, 5, 6 pour la pentatonique majeure) :

Ou ce manche moins réaliste mais plus économe en encre !

Vers la corde sus-jacente
Ce qui étonne de nombreux débutants, c’est que l’on n’ait pas les mêmes intervalles quand on compte dans l’autre sens, c’est-à-dire vers les cordes graves.
Depuis la corde n°1 (Mi aigu) jusqu’à la corde n°6 (Mi grave), les cordes sont — à une exception près — espacées d’un intervalle de quinte juste, soit 3 tons 1/2.
L’exception, c’est entre les cordes de Si et de Sol, entre lesquelles l’intervalle est de 4 tons (quinte augmentée, identifiée sur le schéma avec un signe “+”).

Comment utiliser cela en pratique pour retrouver la note de la gamme qui se trouve sur la corde sus-jacente ?
Cette fois, pour connaître l’intervalle correspondant à la note sus-jacente (donc plus grave), il faudra compter jusqu’à 5 (ou jusqu’à 6 en partant de la corde n°2 de Si).
Continuons avec notre gamme pentatonique de Do majeur pour illustrer ça.
Si vous partez de la tonique (associée au chiffre 1), comptez : « 1, 2, 3, 4, 5 ». Le chiffre 5 correspond bien sûr à la quinte juste, puisque c’est ainsi que la guitare est accordée :

Comme la quinte juste est liée à l’accordage de la guitare, elle fait partie des repères « refuge » qu’il est facile de retrouver quand on est sur la tonique. Nous en reparlerons plus bas.
Partons maintenant de la seconde majeure : comptez « 2, 3, 4, 5, 6 ». Cette fois, l’intervalle de quinte juste conduit à la sixte majeure (6) :

Et on peut continuer comme ça à partir des autres notes de la gamme…
- A partir de la tierce majeure : « 3, 4, 5, 6, 7 ». La note juste sur la corde sous-jacente est donc une septième. Comme elle ne fait pas partie de la pentatonique majeure, on va vers celle qui est à côté : la tonique.
- A partir de la quinte juste : 5, 6, 7, 8, 9. La « 9 » (neuvième majeure) est, comme on l’a vu plus haut, la même note que la seconde majeure.
- A partir de la sixte majeure : 6, 7, 8, 9, 10. La « 10 » (dixième majeure) est la même note que la tierce majeure.

Rappelez-vous que si vous partez de la corde n°2 (corde de Si) vers la corde n°3 sus-jacente (donc vers les graves), il faut décaler la note obtenue d’une case vers les graves (on est toujours sur la pentatonique de Do majeur) :

Comparez avec ce que ça donne en partant de la corde n°1 où il n’y a pas de décalage :

- Prenez n’importe quelle note sur le manche de votre guitare pour jouer le rôle de tonique.
- Jouez la quinte juste sur la corde sus-jacente (pensez au décalage si vous partez de la corde n°2).
- Jouez n’importe quelle autre note de la pentatonique majeure en nommant son intervalle (1, 2, 3, 5, 6) puis trouvez et jouez, en nommant aussi son intervalle, la note sus-jacente la plus proche.
Vous pouvez aussi utiliser le manche vierge à imprimer vu précédemment.
Généralisons le concept
L’objectif que vous devez viser c’est, pour chaque note d’une gamme donnée, de savoir où aller dans toutes les directions :

Cela veut dire par exemple…
- Sauter de corde en corde en sachant à tout moment quel intervalle vous êtes en train de jouer et vers quelle note aller ensuite dans les 4 directions.
- Aller directement 2 ou 3 cordes plus haut ou plus bas.
- Ou directement à une note de la gamme située plus loin sur la même corde.
- Avoir mémorisé des formes faciles à retrouver.
Quelques exemples pour illustrer ça, toujours avec notre gamme pentatonique de Do majeur…
Jouer la même note partout sur le manche. Exemple avec toutes les tierces majeures en Do majeur (ce sont les mêmes pour toute gamme majeure en Do) :

Travailler une suite d’intervalles particulière. Par exemple les formes 5–6–1–2 :

Se balader en bouclant une zone donnée :

Monter la gamme dans une zone donnée :

Le nombre de combinaisons à explorer est tel que vous n’allez pas vous ennuyer avant un bon moment… d’autant plus que la gamme pentatonique n’est pas la seule à explorer !
Objectif n°4. Savoir revenir à des notes ou des schémas « refuges »
La tonique, retour à la maison

Quand vous ne savez plus où vous êtes sur le manche, le mieux est de retourner à la tonique. S’il y a une note à savoir toujours retrouver dans une tonalité donnée, c’est bien elle.
Pourquoi est-elle si importante ?
Parce que dans toute gamme, la tonique est la note fondatrice, celle sur laquelle repose l’édifice entier. Elle n’est pas simplement la première note : elle est le point central autour duquel chaque autre degré* de la gamme gravite, s’éloigne ou se rapproche.
Quand une mélodie ou une suite d’accords s’en éloigne, une tension se crée et avec elle une attente de relâchement. En revenant à la tonique, cette tension se résout, donnant une sensation de stabilité et d’achèvement, un peu comme rentrer chez soi après une journée chargée.
Cette impression vient du rôle central de la tonique dans le système tonal** : c’est la note autour de laquelle toutes les autres s’organisent et prennent leur sens. Même sans formation musicale, l’oreille reconnaît instinctivement ce point d’équilibre.
C’est pourquoi beaucoup de phrases musicales donnent une sensation de « fin » ou de « complétude » lorsqu’elles se posent sur la tonique.
On peut donc voir la tonique comme un véritable point de repos naturel dans une gamme. Revenir vers elle quand vous ne savez plus où vous êtes sur le manche, c’est l’assurance de retrouver vos repères et de pouvoir repartir vers d’autres notes en toute conscience.
- Parcourez le manche en sautant d’une tonique à l’autre, dans l’ordre. Dans le schéma ci-dessus la tonique est Do.
- Même chose dans l’autre sens.
- Même chose dans le désordre.
Formes tonique–quinte juste
Pourquoi particulièrement ces deux notes ? Parce que la quinte juste étant liée à l’accordage de la guitare, vous la trouverez forcément au-dessus de la tonique (sauf décalage entre les cordes 2 et 3) :

Donc, quand vous avez retrouvé la tonique, il est très facile d’aller à la quinte juste.
- Parcourez le manche en sautant d’une tonique à l’autre, dans l’ordre. Et jouez la quinte juste dans la foulée.
- Même chose dans l’autre sens.
- Même chose dans le désordre.
Formes tonique–quarte juste–quinte juste
Même si elle ne fait pas partie de la pentatonique majeure, la quarte juste est intéressante comme note repère pour la même raison(l’accordage de la guitare) que la quinte juste. Elle se trouvera donc toujours sous la tonique.

Là encore, une fois sur la tonique, il est facile de trouver la quarte juste ou, si elle ne fait pas partie de la gamme comme dans la pentatonique majeure, les notes voisines.
- Parcourez le manche en sautant d’une tonique à l’autre, dans l’ordre. Et jouez la quarte juste et la quinte juste dans la foulée.
- Même chose dans l’autre sens.
- Même chose dans le désordre.
Ces trois notes sont de bons repères pour retrouver toutes les autres, la tonique étant la plus importante d’entre elles puisque c’est sur elle que s’appuie la tonalité.
Astuce pratique. Connaître l’intervalle à partir de la note
Si vous jouez une note donnée (do, ré, mi…) et que vous avez un doute sur son intervalle (tonique, seconde, tierce…), voici une astuces simple pour le retrouver…
Supposons que vous êtes en train de jouer un Mi. Quelle est sa place au sein de la gamme de Do majeur ?
Comptez simplement sur vos doigts et vous trouverez le Mi en position 3. C’est donc une tierce :

Notez que c’est une méthode pratique mais approximative. En effet, cela ne nous dit pas si c’est une tierce majeure ou mineure. Même chose pour les autres intervalles.
Mais comme on joue la pentatonique majeure de Do, on sait que la tierce est forcément mineure.
Donc, en combinant ce que l’on sait de la gamme en train d’être jouée et ce simple comptage sur les doigts, on arrive vite à l’intervalle de la note.
Par exemple en Si (qui devient donc la tonique), la gamme pentatonique majeure de Si contient les notes suivantes : Si, Do#, Ré#, Fa# et Sol#.
Si par exemple vous jouez Fa# et que vous vous demandez à quel intervalle il correspond, il suffit de monter la gamme à partir de Si sans vous occuper des altérations et vous trouverez que l’intervalle correspondant est une quinte :

Et comme on parle de la pentatonique majeure, c’est forcément une quinte juste.
« Free style » ou motifs pré-appris ?
Vous entraîner à jouer « free style » ne vous empêche pas d’apprendre les motifs de gammes soit de façon traditionnelle soit en vous basant sur le système CAGED mais cela vous offre une liberté de mouvement bien supérieure et vous évite le « syndrome de la boite » où l’on a tendance à se laisser enfermer dans la boite virtuelle que représentent les différents schémas de gammes.
Cela facilite aussi la connexion entre les différentes positions.
Au final, c’est tout bénéfice ! 👍🏆























