
L’idée de cet article : illustrer par l’exemple que l’ajout ou le remplacement de quelques notes aux accords d’une suite banale suffit à transformer complètement l’atmosphère qu’elle dégage.
Même les débutants peuvent ainsi transformer un enchaînement d’accords ordinaires, tellement utilisés qu’ils en deviennent prévisibles, en une suite intéressante, qui va stimuler l’intérêt de l’interprète comme de son public.
En effet, il est tout à fait possible d’enrichir des accords sans pour autant aboutir à des doigtés acrobatiques et sans utiliser le moindre barré. Pour beaucoup de guitaristes débutants ou intermédiaires c’est carrément une révélation… et une mine d’or pour oser se lancer dans la ré-interprétation de suites basiques ou même dans la composition.

Les « ingrédients » de base des accords
Avant d’aborder les 3 progressions d’accords, d’abord en version basique puis en version enrichie, voici quelques notions indispensables pour comprendre la suite de cet article…
Les « ingrédients » à partir desquels on peut fabriquer n’importe quel accord (ou gamme) ce sont les intervalles. Vous trouverez tous les intervalles possibles (en musique occidentale en tout cas), avec leurs différentes dénominations, dans le tableau suivant :

Remarquez que Fondamentale et tonique sont la même note, les termes « Fondamentale » étant plutôt utilisé pour les accords et « tonique » pour les gammes.
Maintenant, il vous faut aussi savoir que certains intervalles peuvent porter plusieurs noms.
Par exemple, l’intervalle de seconde augmentée (2+) vaut 1 ton 1/2 (3 cases), tout comme la tierce mineure (3-). Ces notes sont donc situées au même intervalle de 1 ton 1/2 par rapport à la tonique.
Ce qui fait que le schéma sur une corde :

est équivalent à celui-ci :

Autre exemple : l’intervalle de quarte augmentée (4+), qui vaut 3 tons, est le même que l’intervalle de quinte diminuée (5-).
Le schéma :

est donc équivalent à celui-ci :

Dernier exemple : l’intervalle de sixte majeure (6), qui vaut 4,5 tons (soit 9 cases), est le même que l’intervalle de septième diminuée (7-).
Le schéma :

est donc équivalent à celui-ci :

Quant à la dernière ligne de l’en-tête du tableau (ci-dessous en version complète puis simplifiée), elle montre les redoublements à l’octave des intervalles de base (on parle aussi d’embellissements) :


Par exemple, l’intervalle de neuvième est exactement la même note que l’intervalle de seconde, mais une octave au-dessus :

Et pour terminer, voici un petit schéma récapitulatif des intervalles avec leurs équivalences sur une même corde du manche :

On peut fusionner les deux lignes, en utilisant des disques bicolores :

Pour aller plus loin, vous pouvez lire notamment les articles suivants :
Progression d’accords n°1
Version basique : C-G-Am-F
Pour les connaisseurs, c’est une progression formée des degrés I–V–vi–IV, en do majeur.
La progression I–V–vi–IV est l’une des plus utilisées dans la musique populaire occidentale depuis les années 1990. On la retrouve, transposée dans différentes tonalités (G–D–Em–C, D–A–Bm–G, etc.), dans des centaines de chansons de pop, rock, folk et musique chrétienne contemporaine.
C’est une progression harmonique qui « fonctionne » presque à tous les coups : son équilibre entre tension et résolution la rend immédiatement agréable à l’oreille. Jouée avec des accords ouverts classiques, elle sonne franche, carrée et polyvalente. C’est précisément cette efficacité qui fait aussi sa faiblesse : reprise telle quelle sans variation, elle peut vite paraître prévisible.
En version basique, ce sont :
- soit des accords majeurs, formés d’une fondamentale, tierce majeure et quinte juste,
- soit des accords mineurs, où la tierce majeure est remplacée par une tierce mineure,
En voici les diagrammes les plus couramment utilisés, dont les couleurs permettent d’identifier instantanément l’intervalle de chaque note par rapport à la fondamentale de l’accord (le caractère mineur de la tierce est indiqué par le signe « – ») :

Jouez cette progression à la guitare, plutôt en arpèges pour bien sentir l’apport de l’intervalle de chaque note à la sonorité de l’accord.
Version enrichie : Cmaj9-G6(add9)-Am9-Fmaj7(#11)

Quelques explications :
- Cmaj9 est un C majeur auxquel s’ajoutent la septième majeure et la neuvième majeure.
La septième majeure apporte surtout une sensation de raffinement, tandis que la neuvième majeure ouvre davantage l’accord et lui donne plus d’espace. - Dans G6add9, la sixte majeure et la neuvième majeure rendent la sonorité plus douce et suspendue, moins stable qu’un G majeur classique, qui laisse l’oreille « flotter » et donne naturellement envie de poursuivre vers l’accord suivant.
Un bon exemple d’accord plus riche avec moins de cordes à plaquer ! - Dans Am9, l’accord Am de base est enrichi d’une septième mineure et d’une neuvième majeure, très présente dans la pop, la soul et le RnB. Cela l’adoucit et lui donne une couleur plus riche, un peu rêveuse, voire mélancolique sans le rendre triste pour autant.
Cet accord sonne « hyper moderne » et, cerise sur le gâteau, est très facile à positionner. - Dans Fmaj7#11, la septième majeure apporte la douceur et le raffinement. C’est elle qui fait passer l’accord de la simplicité d’un F majeur à une sonorité plus riche, plus contemplative, moins « terrienne ».
Un Fmaj7 sonne déjà plus élégant et moins affirmatif qu’un F majeur. La onzième augmentée (#11) apporte la couleur lydienne. C’est elle qui donne à l’accord son caractère lumineux, flottant, légèrement mystérieux, presque cinématographique, parfaite pour clore la boucle sur une note ouverte plutôt que résolue.
Contrairement à la onzième juste, dont la proximité avec la tierce majeure rendrait l’accord beaucoup plus tendu, la onzième augmentée est perçue comme plus lumineuse et plus élégante.
Et en plus d’offrir une sonorité magique, ce voicing* vous dispense du barré, puisque l’index n’a plus qu’à plaquer la corde n°6 !
* Un voicing, c’est la façon de choisir, d’ordonner et de répartir les notes d’un même accord sur le manche pour lui donner une couleur sonore particulière.
Ces enrichissements fonctionnent particulièrement bien ensemble, car au-delà de la couleur propre à chaque accord, de nombreuses notes sont conservées d’un accord au suivant, notamment les cordes à vide E et B qui servent de fil conducteur. Cela crée une continuité sonore très naturelle qui rend la progression très fluide malgré sa richesse harmonique.
Vous pouvez d’ailleurs jouer sur cette continuité en jouant ou pas certaines de ces cordes à vide pour certains accords ou à certains passages de la boucle.
Jouez d’abord la progression basique puis la progression enrichie, plutôt en arpèges pour bien sentir l’apport des enrichissements.
Prenez le temps de savourer la différence entre les deux versions : vous verrez à quel point l’ambiance se transforme et l’émotion gagne à la fois en intensité, en subtilité et en profondeur.
En même temps, observez bien où se placent les notes enrichies et comment leur couleur spécifique vient métamorphoser le son global de l’accord.
Variantes
Cette progression (comme d’ailleurs les suivantes) est une possibilité parmi d’autres. Vous pouvez par exemple utiliser d’autres voicings ou n’enrichir qu’un ou deux accords plutôt que les quatre…
Autres doigtés
Voici d’autres doigtés pour certains des accords ci-dessus :

La plupart sont encore plus faciles à jouer sauf cette version de Am9 qui impose un plus grand écartement des doigts (et constitue en même temps un excellent exercice déliateur !).
Ils n’auront pas tout à fait le même timbre, ce qui vous donne d’autres options de couleurs sonores.
Ne pas enrichir tous les accords
Vous pouvez aussi tester ce que ça donne en enrichissant seulement un ou deux accords.
Par exemple, vous pouvez très bien garder C, G et F en accords ouverts classiques et ne remplacer que Am par Am9, pour glisser une seule touche de couleur sans dénaturer l’ensemble du morceau.
Ou bien ne transformer que le F en Fmaj7#11 en fin de phrase pour créer un moment suspendu avant de repartir sur la suite basique.
Ce « dosage » permet de conserver un ancrage familier tout en évitant la monotonie, par exemple en jouant la progression simple au couplet puis une version enrichie au refrain ou l’inverse.
Progression d’accords n°2
Version basique : Bm-Em-A-D

La progression Bm-Em-A-D est une suite d’accords très courante, ici en tonalité de Ré majeur. En analyse harmonique, elle correspond aux degrés vi-ii-V-I, une variante du célèbre enchaînement ii-V-I enrichie par l’accord du sixième degré en ouverture.
Elle crée une sensation de montée progressive vers la résolution : Bm apporte une couleur douce et légèrement mélancolique, Em prépare la tension, A agit comme dominante en appelant naturellement la résolution et D offre un point d’arrivée stable et lumineux.
Cette progression, transposée dans différentes tonalités (Em-Am-D-G, Am-Dm-G-C…), est largement utilisée dans la pop, le rock, le jazz et la variété, car elle combine fluidité harmonique, émotion et efficacité mélodique. Elle constitue également un excellent exercice pour travailler les enchaînements d’accords et l’improvisation à la guitare.
Jouez cette progression à la guitare, plutôt en arpèges pour bien sentir l’apport de l’intervalle de chaque note à la sonorité de l’accord.
Version enrichie : Bm11-Em9-Asus2-Dmaj9

Quelques explications :
- Bm11 est le « hack » ultime pour éviter le barré du Bm classique tout en obtenant un son plus riche. La septième mineure et surtout la onzième juste (le Mi aigu à vide) apportent une couleur moderne, aérienne et légèrement mélancolique.
Grâce aux cordes à vide, l’accord résonne pleinement tout en restant très facile à jouer.
On devrait plutôt l’appeler Bm7(add11) car la notation Bm11 suppose qu’il y a aussi une neuvième majeure ; mais cette façon de simplifier la notation est très courante : en pratique, les guitaristes utilisent souvent le symbole Bm11 même lorsque toutes les extensions théoriques ne sont pas présentes. - Avec sa septième mineure et sa neuvième majeure, Em9 offre une sonorité profonde, chaleureuse et enveloppante. Il prolonge naturellement l’ambiance créée par le Bm11, notamment grâce au maintien des cordes à vide, ce qui donne l’impression que les accords se fondent les uns dans les autres plutôt que de s’enchaîner brutalement.
- Le Asus2 voit sa tierce remplacée par une seconde majeure ce qui crée une légère suspension harmonique qui retarde volontairement la résolution. Cet accord apporte une sensation d’ouverture et de respiration, comme un moment de flottement avant le retour vers la tonique. Sa simplicité de doigté et ses cordes à vide renforcent encore cette impression de fluidité.
- Le Dmaj9 est enrichi d’une septième majeure et d’une neuvième majeure, pour terminer la boucle sur une couleur élégante, douce et enveloppante plutôt que sur un accord parfait un peu trop net. Il conclut la progression avec une sonorité lumineuse, tout en laissant subtilement planer une envie de recommencer le cycle.
Si cette progression fonctionne bien, ce n’est pas uniquement grâce aux enrichissements (septième, neuvième, onzième) mais aussi à la manière dont ils sont utilisés. Les cordes à vide, en particulier les deux cordes aiguës (Si et Mi), servent de fil conducteur entre les accords. Certaines notes restent communes ou se déplacent très peu, ce qui crée un excellent liant harmonique et une impression de continuité presque naturelle.
Ces voicings exploitent également les résonances propres à la guitare acoustique. Chaque accord est riche sans être complexe, coloré sans devenir trop jazzy, ce qui les rend aussi agréables en arpèges qu’en accompagnement au médiator. Le résultat est une progression à la fois accessible, expressive et très « guitaristique », qui donne l’impression que l’instrument chante de lui-même.
Jouez d’abord la progression basique puis la progression enrichie, plutôt en arpèges pour bien sentir l’apport des enrichissements.
Prenez le temps de savourer la différence entre les deux versions : vous verrez à quel point l’ambiance se transforme et l’émotion gagne à la fois en intensité, en subtilité et en profondeur.
En même temps, observez bien où se placent les notes enrichies et comment leur couleur spécifique vient métamorphoser le son global de l’accord.
Comme pour la progression 1, vous pouvez créer un grand nombre de variantes, avec des voicings différents ou en n’enrichissant pas tous les accords de la progression.
Progression d’accords n°3
Version basique : Am-F-Dm-E

La progression Am-F-Dm-E est l’une des suites d’accords les plus emblématiques de la tonalité de La mineur. Elle correspond aux degrés i-VI-iv-V et produit un enchaînement à la fois mélancolique et expressif, avec une forte impression de retour vers l’accord de Am. On la retrouve dans de nombreux styles, notamment le rock, la pop, le flamenco et certaines musiques traditionnelles.
La particularité de cette progression est son dernier accord : E majeur. En théorie, on pourrait s’attendre à trouver Em, puisque c’est l’accord naturellement issu de la gamme de La mineur. Mais en remplaçant Em par E, on introduit la note Sol♯, appelée la sensible*. Cette note crée une tension qui « appelle » naturellement l’accord de Am, donnant à la cadence une résolution plus marquée et plus expressive.
* La sensible est le 7ᵉ degré de la tonalité, situé un demi-ton sous la tonique (ici, Sol♯ est situé un demi-ton sous La). C’est cette proximité qui donne une forte envie de « revenir à la maison », c’est-à-dire de résoudre sur l’accord de Am.
En pratique, cette progression mélange donc deux formes de la gamme mineure. Les accords Am, F et Dm proviennent de la gamme mineure naturelle, tandis que E majeur est emprunté à la gamme mineure harmonique. Cette façon de faire est extrêmement courante : en musique tonale*, il est normal de combiner plusieurs formes de la gamme mineure selon l’effet recherché.
* La musique tonale est un système d’écriture musicale organisé autour d’une tonalité, c’est-à-dire d’une note de base (appelée tonique) et d’un accord formé à partir de cette note (appelé accord de tonique), vers lesquels la musique tend naturellement à revenir (résolution). Dans cette progression, l’accord de E majeur crée une tension qui se résout naturellement sur Am, renforçant ainsi le sentiment de retour à la tonique.
Cette progression est également très facile à transposer dans d’autres tonalités mineures. Par exemple, on obtient Em-C-Am-B en Mi mineur, Dm-Bb-Gm-A en Ré mineur ou encore Bm-G-Em-F# en Si mineur. Quel que soit le point de départ, le principe reste le même : les degrés i-VI-iv-V conservent la même fonction harmonique et la même sensation de tension suivie d’une résolution.
Jouez cette progression à la guitare, plutôt en arpèges pour bien sentir l’apport de l’intervalle de chaque note à la sonorité de l’accord.
Version enrichie : Am(add9)-Fmaj7(#11)-Dm9-E7(b9)
L’idée est toujours de conserver des cordes à vide communes pour obtenir un son riche sans difficulté technique.

Quelques explications :
- Le Am reçoit simplement une neuvième majeure ajoutée (« add9 », sans septième mineure) avec un voicing particulièrement joli et facile à jouer malgré l’étalement sur 4 cases. Cette neuvième majeure apporte davantage d’espace et de couleur à Am. S’il y avait une septième mineure, l’accord se noterait Am9.
- Comme dans la progression 1, le F est enrichi d’une septième majeure et d’une onzième augmentée (Fmaj7#11). On a donc la même couleur lydienne : un moment suspendu, presque irréel, au cœur d’une progression autrement assez sombre.
- Dans D7sus2, très simple à jouer, on a une septième mineure et une seconde majeure qui remplace la tierce. L’accord gagne en profondeur et en expressivité sans prendre une couleur franchement majeure. L’absence de tierce lui donne au contraire une couleur volontairement ambiguë, qui renforce la sensation de suspension.
- Le E, accord dominant* qui crée la tension vers le retour au Am, est enrichi d’une septième mineure et d’une neuvième mineure (E7b9). Cette dernière, très dissonante par nature, accentue la tension dramatique et rend la résolution vers Am d’autant plus satisfaisante.
La neuvième mineure (b9) est d’ailleurs l’une des tensions les plus caractéristiques des accords dominants : elle crée une forte instabilité qui donne presque irrésistiblement envie de revenir sur l’accord de Am.
L’intérêt de cet enrichissement réside dans la continuité entre les accords. Plusieurs notes restent communes d’un accord à l’autre, notamment les cordes à vide de Mi et de Si, qui continuent de résonner pendant les changements de position. Cette continuité rend les enchaînements particulièrement fluides et met en valeur les quelques notes qui évoluent d’un accord au suivant, créant un mouvement harmonique naturel et très musical.
Par rapport à la progression Am-F-Dm-E, cette version enrichie conserve la même fonction harmonique tout en gagnant en profondeur. Les notes ajoutées (extensions) apportent des couleurs plus subtiles sans compliquer le jeu, les voicings restant faciles à réaliser sur une guitare.
La tension créée par E7(b9) se résout enfin avec force sur Am(add9), offrant une conclusion à la fois expressive et élégante. C’est encore un bel exemple de la manière dont quelques notes supplémentaires peuvent transformer une progression très connue en un accompagnement plus riche et plus inspirant.
Jouez d’abord la progression basique puis la progression enrichie, plutôt en arpèges pour bien sentir l’apport des enrichissements.
Prenez le temps de savourer la différence entre les deux versions : vous verrez à quel point l’ambiance se transforme et l’émotion gagne à la fois en intensité, en subtilité et en profondeur.
En même temps, observez bien où se placent les notes enrichies et comment leur couleur spécifique vient métamorphoser le son global de l’accord.
En résumé
Dans les 3 exemples, on retrouve le même principe, à savoir ajouter ou remplacer des notes de l’accord de base :
- Ajouter une 6e pour adoucir l’accord et lui donner une couleur plus ouverte
- Ajouter une 7e pour enrichir l’accord et renforcer son expressivité
- Ajouter une 9e pour apporter de l’air, de l’ouverture et de la couleur
- Ajouter une 11e pour créer une tension douce ou une couleur lydienne lumineuse et suspendue
- Remplacer la tierce par une seconde (sus2) pour ouvrir l’accord et lui donner une couleur plus ambiguë, moins affirmée
- Ajouter une b9 sur un accord dominant pour accentuer la tension avant la résolution
Une autre démarche a été de conserver des notes communes (notamment des cordes à vide) pour créer un fil conducteur et rendre les enchaînements plus fluides.
Vous avez maintenant quelques pistes pour transformer des suites d’accords très classiques en progressions beaucoup plus riches, sans pour autant compliquer votre jeu.
Essayez ces mêmes idées sur vos morceaux préférés ou sur vos propres compositions : le terrain de jeu est quasiment infini. D’autant que ce ne sont pas les seules pistes possibles : laissez libre cours à votre créativité et vous ne manquerez pas d’en trouver d’autres !
À vous de jouer… et amusez-vous bien !
























