Apprendre la guitare : faut-il privilégier la théorie ou la technique ?

Apprendre la guitare : faut-il privilégier la théorie ou la technique ?Question idiote, penserez-vous, et vous aurez raison : la théorie est indissociable de la pratique de la guitare, et réciproquement.

C’est comme si l’on vous demandait « pour conduire, faut-il privilégier la connaissance du code de la route ou les cours de conduite pour maîtriser son véhicule » !

Alors pourquoi cet article ?

Tout simplement pour pousser un peu plus loin la réflexion…

Parce que si la technique de la guitare reste quasiment toujours la même, il y a mille façons d’aborder la théorie, que l’on peut résumer en deux grandes familles : les méthodes « classiques », qui peuvent rebuter pas mal d’autodidactes, et les approches « innovantes », qui tentent de « rendre clair ce qui paraît compliqué ».

C’est évidemment dans cette deuxième mouvance que s’inscrit le concept guitare-et-couleurs.

La technique est astreignante mais facile à comprendre

La technique de la guitare, c’est simple, il n’y a pas cinquante possibilités : on regarde comment faire (avec un ami, un prof ou sur internet, il y a des milliers de vidéos pour cela) et il ne reste plus qu’à s’entraîner tous les jours jusqu’à atteindre la maîtrise souhaitée.

C’est parfois difficile et frustrant parce que les doigts peuvent faire mal, parce qu’on ne réussit pas tout de suite à reproduire le geste parfait. Notre corps n’est pas aussi rapide que la pensée : il lui faut un temps d’adaptation.

Mais c’est en même temps facile parce qu’on sait quoi faire. C’est clair et net : « Si tu veux apprendre la guitare, ou tu répètes ce geste aussi longtemps que nécessaire ou tu ne progresseras pas ».

Avec l’entraînement, la répétition, on finit toujours par mémoriser la gestuelle et passer de l’effort conscient aux gestes automatiques (exactement quand on apprend à conduire une voiture).

Mais cette gestuelle sera d’autant plus facile à intégrer que votre cerveau saura pourquoi vous le faites. Car la notions de plaisir au bout de l’effort est essentielle dans les processus de mémorisation.

C’est là que la théorie musicale peut vous aider : bien enseignée, elle joue un peu le rôle d’une carte routière. Sachant où vous allez, quel bénéfice vous allez en retirer, votre cerveau acceptera plus facilement de mémoriser les mouvements et doigtés indispensables à tout guitariste.

Sans théorie, la technique n’est qu’un bateau sans gouvernail

Georges Brassens aurait dit « Sans technique, le talent n’est qu’une sale manie« . Et on pourrait ajouter : « Sans théorie, la technique n’est qu’un bateau sans gouvernail« .

Certains pensent que l’on peut se passer de la théorie musicale, et qu’il suffit de refaire les gestes des guitaristes expérimentés, par exemple en regardant des vidéos ou en faisant exactement ce que notre prof nous dit de faire.

On peut se faire très vite plaisir en procédant ainsi. Et c’est très bien.

Mais tôt ou tard, on va ressentir un manque : le besoin de comprendre ce que l’on fait, pour pouvoir l’analyser, le modifier, le personnaliser… De pouvoir partager aussi, en transcrivant ce que l’on a à l’esprit ou ce que l’on invente sur la guitare.

La théorie devient indispensable si l’on veut devenir créatif

Donc, même si ça peut énerver, faire piétiner d’impatience parce que l’on « n’attrape pas le doigté » assez vite, décourager parce que l’on a mal au doigts, au poignet ou au dos… la technique, ce n’est pas le problème.

Parce que la technique, c’est simplement de l’exécution.

Mais si vous voulez un jour vous sentir vraiment guitariste, ce ne sera pas suffisant.

Le plus important, pour ne plus se sentir dépendant du savoir des autres, c’est de comprendre pourquoi on fait les choses, à quoi cela nous servira par la suite dans notre pratique de la guitare.

Par exemple, savoir dans quelle gamme s’inscrit un morceau vous permettra d’apprendre ce morceau en un clin d’œil et de jouer facilement une foule d’autres morceaux liés eux aussi à cette gamme.

Apprendre une gamme en sachant cela, c’est bien plus motivant qu’apprendre une gamme parce qu’on nous dit de le faire !

Savoir que l’on joue telle note de tel intervalle, que l’on est dans telle tonalité, que l’on peut transformer un accord donné en un autre à volonté…, ça change tout.

Car cette conscience aide à mémoriser plus facilement et plus vite, à apprendre de futurs morceaux, dont on comprend quasi-instantanément la structure, à ajouter sa « note personnelle » lors de l’interprétation, à improviser, à composer… en sachant parfaitement ce que l’on fait.

C’est comme avec une langue étrangère : au bout d’un certain temps, on commence à penser dans cette langue et, comme on connaît beaucoup de vocabulaire, on trouve les mots qui traduisent exactement nos pensées et nos ressentis.

En musique, c’est pareil. Plus vous aurez de vocabulaire, plus vous pourrez vous exprimer et échanger avec d’autres musiciens.

Et ce vocabulaire, c’est la théorie qui vous le donne.

Certes, vous pourriez répéter des gestes appris sans bien comprendre leur signification. Mais vous serez vite bloqués dès qu’il faudra vous adapter à quelque chose qui n’entre pas dans les schémas préformatés que vous avez mémorisés.

OK, c’est très bien tout ça. Mais comment je fais, moi, pour avoir conscience de ce que je fais sans avoir 20 ans de guitare derrière moi ?

C’est là que les couleurs (et plus généralement la pédagogie particulière résumée sous le terme « concept guitare-et-couleurs ») entre en jeu.

Les couleurs permettent de « savoir avant de penser »

Cela va beaucoup plus vite : votre cerveau, voyant par exemple un « rond orange » ne fera pas l’effort de vous faire conscientiser « c’est une quinte que je vais jouer maintenant ».

Non, c’est beaucoup plus « direct » : vous savez que vous savez, plus besoin de nommer.

C’est comme quand on sait bien conduire : notre cerveau ne prend même plus la peine de nous faire penser « maintenant, le feu est rouge et ça veut dire que tu dois t’arrêter » !

Bref, cela vous permet de savoir à tout moment quelle est la note que vous allez jouer, et vous êtes même bientôt capable d’anticiper, de faire votre « marché de notes » (tonique, tierce majeure ou mineure, quinte juste, etc.), de savoir exactement l’effet que vous voulez produire.

C’est alors que vous pouvez commencer à vous exprimer avec votre guitare.

Quand « ce que l’on devrait faire parce qu’un prof ou un manuel le dit » devient « je sens que j’ai besoin de m’entraîner à ceci et cela parce que ça me permettra de trouver du plaisir, d’atteindre tel objectif… », le « il faut » devient un « j’ai envie » et le moteur de la motivation se déclenche.

Et ça, ça change tout.

Nous espérons que cet article aura donné envie à ceux qui sont fâchés avec la théorie de se réconcilier avec elle !

Clin d'oeil

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Nous les améliorons sans cesse, en fonction de vos retours.

L’objectif : vous aider à atteindre le niveau théorique d’un guitariste expérimenté… mais en infiniment moins de temps !

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