
Il est possible d’explorer les accords d’une façon bien plus performante que de se contenter de les apprendre « quand l’occasion de présente », sans faire le lien entre les différents accords d’une même famille (par exemple tous les accords ayant la note Do, Fa ou Si comme fondamentale).
S’entraîner à passer d’un accord à l’autre en déplaçant une ou plusieurs de ses notes permet d’avoir une conscience claire du rôle de chaque note (par exemple sixte, septième, neuvième…) dans la nature (C6, C7, Csus4…) et donc dans la sonorité de l’accord.
Cette compréhension très poussée de la composition des accords serait beaucoup plus difficile à acquérir sans l’utilisation des couleurs.
La mémorisation de chaque accord devient ainsi beaucoup plus facile.
De plus, cette approche stimule la créativité dans l’utilisation des accords, autant pour personnaliser l’interprétation d’une chanson que pour improviser ou composer.
Quand vous en aurez compris le principe, vous vous demanderez comment vous avez pu vous en passer avant !
Découvrez-le dans cet article, à travers un exemple concret…

Un accord, c’est quand on joue au moins trois notes ensemble. On peut ainsi avoir des accords à 3 sons (triades), à 4 sons (tétrades), etc.
Et pour savoir quelle est la nature de l’accord ainsi formé, il faut savoir quels sont les intervalles entre sa fondamentale* et les autres notes qui le composent.
Commençons donc par une vue d’ensemble des intervalles à votre disposition pour “fabriquer” des accords…
Les intervalles disponibles pour construire un accord
Nous allons les visualiser sur une corde de guitare, ce qui facilitera l’application pratique des notions développées dans cet article.
La fondamentale
C’est la base d’un accord.
Sur un manche de guitare, chaque note se répète toutes les 12 cases (sur le schéma ci-dessous, la ligne horizontale représente une corde et les lignes verticales les frettes ‒ ou barrettes) :

Si donc vous prenez une note donnée pour jouer le rôle de fondamentale d’un accord, vous la retrouverez 12 cases plus loin, soit 6 tons, c’est-à-dire la valeur d’une OCTAVE (en abrégé « 8ve) » : la note de droite est une octave plus aiguë que celle de gauche.
Il n’y a pas que la fondamentale de l’accord qui se répète toutes les 12 cases : c’est évidemment le cas de n’importe quelle autre note.
Les secondes
La seconde mineure
La seconde mineure se trouve juste 1/2 ton (1 case) au-dessus de la fondamentale. Son caractère mineur est indiqué par le signe « – » :

La seconde majeure
La seconde majeure est 1 ton (2 cases) après la fondamentale :

Les tierces
Ce sont des notes présentes dans la majorité des accords, puisque ce sont les tierces qui leur donnent leur caractère majeur (tierce majeure dans un accord majeur) ou mineur (tierce mineure dans un accord mineur).
La tierce mineure
La tierce mineure (1,5 ton soit 3 cases au-dessus de la fondamentale) sera donc immédiatement à droite de la seconde majeure :

Sur le schéma, son caractère mineur est indiqué par un signe « – ».
La tierce majeure
La tierce majeure se situe 2 tons (4 cases) au-dessus de la fondamentale et juste après la tierce mineure :

La quarte juste
La quarte juste est la note immédiatement à droite de la tierce majeure. Elle est donc située à 2,5 tons (5 cases) de la fondamentale :

Les quintes
La quinte diminuée
Juste après la quarte juste, c’est la quinte diminuée (la « blue note » de la gamme blues, représentée avec un signe « – ») :

La quinte juste
La note suivante est présente dans la majorité des accords. C’est la quinte juste :

La quinte augmentée
En toute logique, la quinte augmentée (représentée avec un signe « + ») est juste à droite de la quinte juste :

Les septièmes
La septième diminuée
La septième diminuée (avec un signe « – ») est juste à droite de la quinte augmentée :

La septième mineure
Juste après vient un autre intervalle utilisé dans de nombreux accords : la septième mineure (on dit souvent seulement « septième » car elle est mineure par défaut) :

Retenez qu’elle se trouve 2 cases avant la fondamentale supérieure car cela vous servira souvent.
La septième majeure
Le dernier intervalle avant la fondamentale supérieure (octave), c’est la septième majeure (avec un signe « + ») :

Retenez qu’elle est juste à gauche de la fondamentale supérieure (1/2 ton au-dessous soit 1 case).
Les intervalles synonymes
Maintenant, il vous faut aussi savoir que certains intervalles peuvent porter plusieurs noms. C’est ce que montre ce tableau :

Remarquez que Fondamentale et Tonique sont la même note, les termes « Fondamentale » étant plutôt utilisé pour les accords et « Tonique » pour les gammes.
Le même tableau en version simplifiée :

Par exemple, l’intervalle de seconde augmentée (2+) vaut 1 ton 1/2 (3 cases), tout comme la tierce mineure (3-). Ces notes sont situées au même intervalle de 1 ton 1/2 par rapport à la fondamentale (F).
Ce qui fait que le schéma :

est équivalent à celui-ci :

Autre exemple : l’intervalle de quarte augmentée (4+), qui vaut 3 tons, est le même que l’intervalle de quinte diminuée (5-).
Le schéma :

est donc équivalent à celui-ci :

Dernier exemple : l’intervalle de sixte majeure (6), qui vaut 4,5 tons (soit 9 cases), est le même que l’intervalle de septième diminuée (7-).
Le schéma :

est donc équivalent à celui-ci :

Quant à la dernière ligne du tableau (repris ci-dessous), elle montre les redoublements à l’octave des intervalles de base (on parle aussi d’embellissements) :

Par exemple, l’intervalle de neuvième est exactement la même note que l’intervalle de seconde, mais une octave au-dessus :

Ces embellissements sont utilisés, en Jazz notamment, pour donner une couleur plus riche à un accord de base.
Exemple : C9 signifie qu’on a ajouté une neuvième à C7.
Et pour terminer, voici un petit schéma récapitulatif des intervalles avec leurs équivalences sur une même corde du manche :

On peut fusionner les deux lignes, en utilisant des disques bicolores :

C’est ce dernier schéma (ou celui sur 2 cordes si vous préférez) qui va nous permettre de trouver un maximum de déclinaison de n’importe quel accord.
Pour mettre en pratique cela, nous allons prendre les accords ayant la note do pour fondamentale. Ce sont donc tous des « C » : C, Cm, C7, Csus4, etc.
Mise en pratique avec les accords « C » en début de manche

Bien sûr, on pourrait le faire sur tous les accords et sur la totalité du manche mais le nombre de combinaisons possible serait colossal et incompatible avec un article de blog.
Le but ici est de vous montrer le principe, pas de lister tous les accords réalisables.
A vous ensuite de l’appliquer sur d’autres accords et sur d’autres zones du manche. Nos différents dictionnaires d’accords pourront vous y aider.
Les accords obtenus ne seront pas forcément tous agréables à votre oreille ou avec un doigté optimal mais ils n’en seront pas moins intéressant du point de vue pédagogique. D’autres accords, au contraire, seront peut-être pour vous une découverte ouvrant plein de perspectives en termes de couleurs sonores et de doigté…
Avant de poursuivre, un petit rappel de la dénomination des intervalles…

Changer une seule note
Commençons par modifier une note à la fois, en partant de la corde n°1…
Changement de note sur la corde n°1
1. Avançons la tierce majeure d’une case :

Si vous regardez à nouveau le schéma des intervalles sur une corde, vous pouvez vérifier qu’elle devient une quarte juste :

Si c’est une quarte, alors pourquoi nomme-t-on l’accord Cadd11, suggérant que c’est une onzième ?
Déjà, rappelons que quarte et onzième sont la même note puisque la onzième (11) est le redoublement à l’octave de la quarte (4) :

Et comme on le voit sur le diagramme, elle est jouée après la fondamentale supérieure ; elle est donc bien positionnée en tant que redoublement.
Pourquoi donc ici parlera-t-on systématiquement de onzième ?
La réponse tient au fait qu’un accord est formé de deux parties :
- n°1 = fondamentale,
- n°2 = seconde ou tierce ou quarte,
- n°3 = quinte
- et éventuellement n°4 = sixte ou septième
Ces notes forment la « triade de base » (ou « tétrade de base » s’il y a 4 notes).
2. Éventuellement des NOTES COMPLÉMENTAIRES (enrichissements) issues de la ligne « REDOUBLEMENTS ».
Quand la triade (ou la tétrade) de base est déjà pourvue (ici la triade formée des n°1 = fondamentale, n°2 = tierce et n°3 = quinte), toutes les notes ajoutées seront considérées comme des enrichissements.
On considèrera donc la quarte comme une onzième, et cela même si elle n’était pas positionnée sur le manche à l’octave supérieure (si la configuration du manche ne le permet pas, ce qui arrive assez souvent).
Autre question : pourquoi « add11 » et pas « 11 » ? Parce qu’un accord « 11 », par définition, inclue aussi une septième et une neuvième. Comme ce n’est pas le cas ici, on dit que la onzième est « ajoutée » (« add ») à la triade majeure.
Entraînez-vous à passer d’un accord à l’autre.
En même temps, nommez à haute voix l’intervalle de la note avant et après son déplacement. Ainsi que le nom du nouvel accord.
2. Avançons maintenant la tierce majeure de deux cases :

Cette fois, c’est une onzième augmentée (#11) qui est ajoutée. On aurait aussi pu écrire « add#11 ».
Si on regarde les intervalles synonymes, on aurait pu aussi considérer cette note comme une quinte diminuée (b5 ou 5-) :

Pourquoi ne le fait-on pas ? Parce que la place de n°3 est déjà occupée par la quinte juste dans la triade de base. On ne peux pas avoir deux n°3 différentes dans le même accord.
Entraînez-vous à passer d’un accord à l’autre.
En même temps, nommez à haute voix l’intervalle de la note avant et après son déplacement. Ainsi que le nom du nouvel accord.
3. Avançons enfin la tierce majeure de trois cases :

Ici, on change la tierce en quinte. Ce qui fait que l’accord obtenu reste un C, où la quinte est jouée deux fois.
Cet accord n’apporte donc rien de nouveau sauf si l’on souhaite donner plus de place à la quinte parce que cette sonorité nous convient mieux dans un contexte particulier.
Entraînez-vous à passer d’un accord à l’autre.
En même temps, nommez à haute voix l’intervalle de la note avant et après son déplacement. Ainsi que le nom du nouvel accord.
Changement de note sur la corde n°2
1. Reculons la fondamentale d’une case :
Regardons à nouveau les intervalles sur une corde :

La note juste avant la fondamentale est la septième majeure (avec un signe « + »). On aura donc un accord CM7 (noté aussi C7M, Cmaj7, C7maj, C∆7 ou C∆) :

Puisqu’on a des notes redondantes, on peut très bien ne pas les jouer, d’où la version sur 4 cordes à droite. Ce genre de simplification est possible pour tous les accords ayant des notes en double.
Entraînez-vous à passer d’un accord à l’autre.
En même temps, nommez à haute voix l’intervalle de la note avant et après son déplacement. Ainsi que le nom du nouvel accord.
2. Avançons la fondamentale d’une case :
Quelle note se trouve une case après la fondamentale ? Il suffit de regarder ce schéma :

C’est une seconde mineure, que l’on va considérer ici comme une neuvième mineure (b9), la place de n°2 dans la triade de base étant déjà occupée par la tierce majeure :

On écrit « (b9) » ou « addb9 » car il s’agit d’une note ajoutée. Un accord neuvième (C9, sans « add » ou parenthèse) inclurait par définition aussi une septième, ce qui n’est pas le cas ici.
On peut aussi le jouer sur 4 cordes si on veut terminer sur la neuvième plutôt que sur la tierce.
Entraînez-vous à passer d’un accord à l’autre.
En même temps, nommez à haute voix l’intervalle de la note avant et après son déplacement. Ainsi que le nom du nouvel accord.
3. Avançons la fondamentale de deux cases :
Cette fois, c’est une neuvième majeure (9) que l’on ajoute à l’accord :

Comme l’accord n’est pas déjà septième, on utilise « addb9 » pour signifier que la neuvième est ajoutée à un accord majeur et pas à un accord septième.
Entraînez-vous à passer d’un accord à l’autre.
En même temps, nommez à haute voix l’intervalle de la note avant et après son déplacement. Ainsi que le nom du nouvel accord.
Changement de note sur la corde n°3
1. Avançons la quinte juste d’une case :
Juste après une quinte juste que trouve-t-on ? Ce schéma va nous éclairer :

C’est une quinte augmentée (5+). L’accord obtenu est un Caug (noté aussi C+5 ou C5+)

Entraînez-vous à passer d’un accord à l’autre.
En même temps, nommez à haute voix l’intervalle de la note avant et après son déplacement. Ainsi que le nom du nouvel accord.
2. Avançons la quinte juste de 2 cases :
Elle devient une sixte majeure (6) et l’accord un C6 :

Ici, la sixte a le rôle de note n°4 dans la tétrade de base.
Comme vous pouvez le voir, on se retrouve avec un accord sans quinte. C’est la note la plus souvent sacrifiée car son influence sur l’identité sonore des accords est limitée.
Entraînez-vous à passer d’un accord à l’autre.
En même temps, nommez à haute voix l’intervalle de la note avant et après son déplacement. Ainsi que le nom du nouvel accord.
3. Avançons la quinte juste de 3 cases :
Une case plus loin on obtient une septième mineure et donc un C7 :

Si vous revenez au schéma des intervalles synonymes, vous remarquerez que c’est aussi une sixte augmentée (6+). Mais on ne l’utilise en général pas dans le nom de l’accord. On le fait plutôt quand l’accord est enrichi où elle est alors considérée comme une treizième augmentée.
Entraînez-vous à passer d’un accord à l’autre.
En même temps, nommez à haute voix l’intervalle de la note avant et après son déplacement. Ainsi que le nom du nouvel accord.
Changement de note sur la corde n°4
1. Avançons la tierce majeure d’une case :
On a déjà vu qu’elle devient une quarte :

Cet exemple est intéressant car il permet de rappeler des notions déjà abordées dans cet article…
- Sur 5 cordes, l’accord obtenu est un Cadd11. Pourquoi Cadd11 et pas C11 ? Parce qu’un accord C11 doit aussi contenir une septième et une neuvième, ce qui n’est pas le cas ici.
- Pourquoi Cadd11 et pas Cadd4 ? Parce que la place de n°2 dans la triade de base est déjà occupée par la tierce majeure et qu’il ne peut pas y avoir deux n°2 dans le même accord. Donc, la quarte est considérée comme onzième, même si, dans cet accord, elle n’est pas située à l’octave supérieure du fait des limitations liées à l’accordage de la guitare.
- Sur 4 cordes, l’accord est un Csus4 car, cette fois, la quarte remplace la tierce dans le rôle de n°2 de la triade de base.
Entraînez-vous à passer d’un accord à l’autre.
En même temps, nommez à haute voix l’intervalle de la note avant et après son déplacement. Ainsi que le nom du nouvel accord.
2. Reculons la tierce majeure d’une case :
Juste avant une tierce majeure on trouve une tierce mineure qui est aussi une seconde augmentée (2+) :

Mais comme ici la place de n°2 est déjà occupée par la tierce majeure, on va la considérer comme un redoublement, c’est-à-dire une neuvième augmentée (9+). L’accord est donc un C(#9) ou C(9+) :

Ce n’est pas un accord neuvième (C9) car il ne contient pas de septième mineure. Un accord C9 est un accord C7 avec une neuvième en plus.
Si par contre on ne joue pas la tierce majeure, on obtiendra un Cm car on pourra alors considérer cette note comme une tierce mineure, la place de n°2 n’étant plus occupée par la tierce majeure :

Entraînez-vous à passer d’un accord à l’autre.
En même temps, nommez à haute voix l’intervalle de la note avant et après son déplacement. Ainsi que le nom du nouvel accord.
3. Reculons la tierce majeure de 2 cases :
Elle devient cette fois une seconde majeure (2) qui sera considérée comme :
- une neuvième majeure (9) sur 5 cordes (Cadd9)
- et comme une n°2, et donc une seconde majeure (2), sur 4 cordes (Csus2) :

Si ce n’est pas clair pour vous, relisez les explications précédentes !
Entraînez-vous à passer d’un accord à l’autre.
En même temps, nommez à haute voix l’intervalle de la note avant et après son déplacement. Ainsi que le nom du nouvel accord.
Changement de note sur la corde n°5
1. Reculons la fondamentale d’une case :
On a déjà vu que juste avant la fondamentale se trouve la septième majeure :

Du coup, la fondamentale n’est plus la note la plus grave. On parle de renversement d’accord et on indique après un « / » et en lettres le nom de la note qui se trouve « à la basse ». Ici, c’est la note Si (B).
Entraînez-vous à passer d’un accord à l’autre.
En même temps, nommez à haute voix l’intervalle de la note avant et après son déplacement. Ainsi que le nom du nouvel accord.
2. Reculons la fondamentale de 2 cases :
Deux cases (1 ton) avant la fondamentale on a la septième mineure :

Ici aussi on a un renversement d’accord, avec la septième mineure à la basse, qui est la note Sib (Bb).
Entraînez-vous à passer d’un accord à l’autre.
En même temps, nommez à haute voix l’intervalle de la note avant et après son déplacement. Ainsi que le nom du nouvel accord.
3. Reculons la fondamentale de 3 cases :
Juste avant la septième mineure on a la septième diminuée qui est aussi la sixte majeure :

On choisit en général la sixte majeure dans la dénomination de l’accord, ce qui donne un C6, avec encore une fois un renversement, la note à la basse étant un La (A).

On peut aussi prendre comme fondamentale la note la plus grave, ici A. Et on obtient Am7.
Entraînez-vous à passer d’un accord à l’autre.
En même temps, nommez à haute voix l’intervalle de la note avant et après son déplacement. Ainsi que le nom du nouvel accord.
Changer plusieurs notes
Ici, le nombre de combinaisons possibles monte en flèche (1008 possibilités sur les trois premières cases selon ChatGPT, certes pas toutes jouables en terme de doigté mais ça donne une idée !). Pour éviter de rédiger un article kilométrique, nous ne prendrons donc que quelques exemples.
Maintenant que vous connaissez le principe, ce sera à vous d’analyser le déplacement des notes en vous aidant du schéma ou du tableau que vous préférez parmi ceux que nous avons vus !




2 notes modifiées

Ici, on obtient une autre version de Cadd9 (un C avec une neuvième majeure ajoutée), où la quinte juste est jouée 2 fois.
Certains auteurs nomment cet accord Cadd2. On comprend de quel accord il s’agit mais cette notation n’est pas idéale puisque la place n°2 dans la triade de base est déjà occupée par la tierce majeure.
Il est donc plus juste de considérer la seconde majeure comme un enrichissement (donc comme une neuvième majeure) car elle ne peut pas y avoir deux notes différentes jouant le rôle de n°2.
Entraînez-vous à passer d’un accord à l’autre.
En même temps, nommez à haute voix l’intervalle de chaque note déplacée, avant et après son déplacement. Ainsi que le nom du nouvel accord.

Même chose ici : la tétrade de base est complète (fondamentale, tierce majeure, quinte juste et septième majeure). Toute autre note sera donc considérée comme un enrichissement (ici, une neuvième majeure).
C’est encore un exemple où, du fait de la limitation des places liée à l’accordage de la guitare, cette neuvième majeure ne se trouve pas à l’octave supérieure. Du fait de son emplacement, c’est donc une seconde majeure mais elle sera quand même considérée comme une neuvième majeure.
Entraînez-vous à passer d’un accord à l’autre.
En même temps, nommez à haute voix l’intervalle de chaque note déplacée, avant et après son déplacement. Ainsi que le nom du nouvel accord.

On se retrouve à nouveau avec un accord sans quinte (on considère néanmoins qu’elle est sous-entendue et que la tétrade de base est complète).
La place de n°4 dans la tétrade étant déjà occupée par la septième majeure, la sixte majeure sera considérée comme une enrichissement : une treizième majeure ajoutée (add13).
Entraînez-vous à passer d’un accord à l’autre.
En même temps, nommez à haute voix l’intervalle de chaque note déplacée, avant et après son déplacement. Ainsi que le nom du nouvel accord.
3 notes modifiées

Ici, les quartes justes remplacent les tierces majeures en tant que note n°2 de la tétrade.
Entraînez-vous à passer d’un accord à l’autre.
En même temps, nommez à haute voix l’intervalle de chaque note déplacée, avant et après son déplacement. Ainsi que le nom du nouvel accord.

Même type d’accord sans tierce mais cette fois la septième est majeure.
Entraînez-vous à passer d’un accord à l’autre.
En même temps, nommez à haute voix l’intervalle de chaque note déplacée, avant et après son déplacement. Ainsi que le nom du nouvel accord.

Même accord que précédemment, sauf que c’est la seconde qui joue le rôle de note n°2 de la tétrade.
Entraînez-vous à passer d’un accord à l’autre.
En même temps, nommez à haute voix l’intervalle de chaque note déplacée, avant et après son déplacement. Ainsi que le nom du nouvel accord.
4 notes modifiées

Ici, on a un accord mineur puisque la tierce est mineure. Et c’est vraiment un accord neuvième (9), et pas un add9 comme précédemment, car il contient une septième en plus de la neuvième.
Entraînez-vous à passer d’un accord à l’autre.
En même temps, nommez à haute voix l’intervalle de chaque note déplacée, avant et après son déplacement. Ainsi que le nom du nouvel accord.

Ce dernier accord n’est ni majeur ni mineur puisqu’il ne contient pas de tierce, remplacée par la quartes dans la tétrade de base.
Entraînez-vous à passer d’un accord à l’autre.
En même temps, nommez à haute voix l’intervalle de chaque note déplacée, avant et après son déplacement. Ainsi que le nom du nouvel accord.
Conclusion
Nous espérons que cet article vous donnera envie d’explorer chaque famille d’accords d’une façon différente qui stimulera votre créativité, autant pour personnaliser votre interprétation d’une chanson que pour vos propres compositions ou improvisations.
S’entraîner à passer d’un accord à l’autre en déplaçant une ou plusieurs de ses notes est une excellente façon de les mémoriser. Tout en ayant une conscience claire du rôle de chaque note (par exemple sixte ou septième) dans la nature (C6 ou C7) et donc dans la sonorité de l’accord.
Pour finir, voici deux autres publications susceptibles de faciliter ce genre d’exercice :























Bonjour
Rarement vu un article aussi complet. Je suis prof de guitare depuis plus de 6 ans et guitariste depuis plus de 43 ans et toutes ces théories me sont toujours passées par dessus la tête. Pourtant, aujourd’hui, je trouve ça super important de pouvoir comprendre cela, d’abord parce que parfois certains de mes élèves eux-même veulent le comprendre mais aussi parce que ça enrichi le jeu et permet de faire autre chose qu’habituel.